LA VIE DE PAULETTE GODDARD

 

photossaviea

Après avoir passé son enfance auprès de sa mère et occupé quelques petits emplois, Paulette Goddard débute sa carrière en tant que Chorus girl chez Florenz Ziegfeld Jr. Une confortable pension alimentaire, octroyée par son premier mari, lui permet de s'installer à Hollywood où elle décroche un contrat avec Samuel Goldwyn et Hal Roach. Mais c’est sa rencontre avec Charles Chaplin qui la propulse au rang de star. Elle poursuit ensuite une carrière prestigieuse à la Paramount jusqu’au début des années cinquante. Après son quatrième mariage, elle se fixe en Suisse et ne sort alors de sa luxueuse retraite que pour tourner occasionnellement. A la fin de sa vie, elle se voile de discrétion et se retire définitivement sur les rives du lac Majeur. 

 

Une luxueuse retraite Photos de sa tombe

 

photossaviebSon enfance difficile

Marion Goddard Lévy naît le 3 juin 1910 à New York, où deux ans auparavant était célébré le mariage épiscopal de ses parents, Joseph Russell Lévy et Alta Mae Goddard.

Son âge véritable reste du domaine du mystère. L’actrice Claire Trevor, née en 1910 et élève avec Paulette dans la même école de Manhattan, a déclaré qu'elle était une année plus âgée qu’elle. Paulette s’amusa toujours à jeter le doute sur son âge mais la date la plus probable semble être 1910, et non 1905 (selon l’acte de décès Suisse) ou 1915 selon certaines biographies et divers documents officiels. Il en est de même sur son lieu de naissance à New York, qui serait situé au nord de l'île de Long Island: soit à Whitestone (Queens), soit à Great Neck (Nassau).

Marion est le seul prénom indiqué sur son acte de naissance, en l’honneur de sa grand-mère paternelle. Celui de Pauline, le nom de son arrière grand-mère paternelle, apparaît quelques années plus tard. Le mystère reste entier sur le choix de ce prénom pour la vie usuelle.

photossaviec La famille Gozard, devenue Goddard, a émigré en 1846 du Royaume-Uni pour Hartford dans le Connecticut puis, pour Watertown dans le Dakota du Sud vers 1880, où naît la mère de Paulette, Alta en 1887. La famille part ensuite dans l'Utah à Salt Lake City, ville en plein essor. Leslie Goddard, le grand-père de Paulette, d’abord comptable, tente de faire fortune dans l’immobilier vers 1900 mais, c'est la faillite trois ans plus tard. Son épouse Nellie Hatch le quitte et laisse ses filles Alta et sa petite sœur Helen à leur père et à sa nouvelle épouse. Alta rencontre lors de ses études Dollie Levy qui lui présente son frère et futur mari : Joseph.

Le père de Paulette, d’origine juive et né en 1880, est l’un des héritiers et propriétaires, avec ses frères, de l’une des premières manufacture de cigares de Salt Lake City appelée notamment Sam Levy's Sons, fondée par le grand-père de Paulette : Sam Levy.
Son père est peu présent pendant sa jeunesse, car dirigeant d’une chaine de salles de cinéma des frères Warner, il est souvent en déplacements professionnels. Il est accompagné fréquemment par sa femme, en laissant Paulette sous la garde de ses grands parents ou de proches.
Ses parents se séparent assez rapidement. Paulette est alors élevée par sa mère et fait ses études primaires notamment à Caldwell dans le New Jersey, puis à Pittsburgh en Pennsylvanie. Après un détour par le Canada, elle s’installe avec sa mère à Great Neck dans la banlieue de New York, en 1923.

photossaviedSes parents divorcent officiellement en 1926. Sa mère, remariée à deux reprises suivra sa fille tout au long de sa carrière et de sa vie amoureuse. Elle décède en Suisse, dans la villa de sa fille, en 1983. Le père de Paulette refuse de donner la pension prévue pour sa fille de $ 10 par semaine mais réapparait cependant dans son existence à la fin des années trente. Ils se brouilleront à vie quand il la poursuit en justice pour avoir menti sur son passé et tenu des propos diffamatoires dans un article de 1938 (The perils of Paulette, Collier’s magazine). Paulette a dans cet article réinventé sa vie, en indiquant notamment qu’il était son beau-père. Elle accepte de lui donner $ 75 par semaine mais, elle arrête de payer assez rapidement. A sa mort en 1954, son père ne lui laisse dans son testament qu’un dollar d’héritage prouvant à quel point leur relation était compliquée et houleuse ! Cela explique, sans nul doute, la volonté de Paulette de retrouver dans les hommes qu’elle a aimés la figure paternelle qui lui a manqué pendant toute sa jeunesse !

Après le divorce de ses parents, Paulette abandonne ses études assez rapidement pour aider sa mère à boucler ses fins de mois. Elle travaille notamment comme couturière et modèle pour les chapeaux Hattie Carnegie. Vers 1925 elle devient mannequin chez Saks, en portant des vêtements pour adolescentes. Mais son ambition de monter sur les planches et de tenter l’aventure cinématographique demeure. Elle prend alors des cours de comédie, de chant et de danse.pghautdepageb

 

Les années chorus girl et son premier mariage

photossavieeImpressionné par la beauté de sa jeune nièce devenue blonde, son grand-oncle maternel Charlie Goddard lui permet de rentrer, en 1926, dans l’une des plus célèbres revues musicales de Broadway, qui est un véritable tremplin stratégique pour toute apprentie actrice: les Ziegfeld Folies, dirigée par le maître de la comédie musicale de l’époque, Florenz Ziegfeld Jr. Celui-ci n'accepte, dans ses somptueuses revues, que l'élite de la beauté féminine !

Dans une époque assez antisémite, elle décide, comme de nombreux autres comédiens désirant travailler, de dissimuler sa judéité et de prendre un nom plus commun comme John Garfield (Jacob Julius Garfinkle) ou Edward G. Robinson (Emmanuel Goldenberg). Elle s’appelle dorénavant Paulette Goddard, en prenant le nom de jeune fille de sa mère et en transformant son prénom Pauline.

Elle débute alors en tant que chorus girl sur scène dans la revue musicale The Palm Beach girl, à Palm Beach en Floride. La pièce est ensuite rebaptisée No foolin’ pour l’ouverture du Globe Theater de New York, en juin 1926. La pièce sera à l'affiche jusqu'en septembre de la même année.
En février 1927, elle commence à jouer dans Rio Rita avant d’avoir le rôle principal dans la comédie musicale The unconquerable male à Atlantic City, mais c’est un flop et cela ne dure que trois jours !

La même année, elle se marie à New York avec un playboy notoire, le richissime industriel Edgard James, rencontré à Palm Beach. Elle disparaît alors des scènes pendant près de deux ans pour vivre à Asheville (Caroline du Nord), siège social de la société de son mari. Elle mène une vie faite de mondanités et découvre l’Europe à son bras, notamment Paris et Cannes. Elle divorce au Mexique en 1929 et décide de partir pour Hollywood, accompagnée de sa mère, avec une confortable pension alimentaire de $ 375.000. pghautdepageb

 

photossaviefHollywood et la gloire

Elle réussit très vite à se faire un nom.
Dès 1929, elle signe un contrat avec Samuel Goldwyn et Hal Roach, le découvreur du tandem Laurel et Hardy. Elle joue alors de petits rôles, souvent non crédités, notamment auprès du fameux tandem (Berth marks (1929) ou La bohémienne (1936)). Mais elle fait surtout partie des fameuses Goldwyn girls, dans trois films avec Eddie Cantor notamment Scandales romains (1933).

Après quelques années de rôles inintéressants, la chance va enfin lui sourire grâce à sa rencontre avec l’un des hommes les plus célèbres du monde, le légendaire Charles Chaplin qui tombe sous son charme un soir de juillet 1932, sur un yacht voguant vers Catalina Island. Celui-ci va devenir son second mari et mentor. Elle rompt son contrat sous son impulsion et signe, en 1934, un nouveau contrat avec le studio Chaplin.
Devenue brune, elle tourne avec lui deux classiques du 7ème art, qui fait de Paulette une star de cinéma et lui permet de rentrer dans la légende cinématographique, grâce à ses rôles de la gamine joyeuse et rayonnante marchant main dans la main avec Charlot dans Les temps modernes (1936) et de la douce et combative Hannah amoureuse du petit barbier dans Le dictateur (1940). Fait rarissime dans la filmographie du maître, c'est la seule actrice à devenir l'alter égo de Charlot dont la tendance a toujours été de dominer complètement l'écran.
Celui-ci l'épouse en juin 1936 à Canton en Chine, lors d’une croisière à destination de l’Asie. Cette union reste secrète jusqu'à leur divorce prononcé sans heurts, au Mexique, en juin 1942, après une séparation de fait en 1940.

photossaviegBien décidée à s’affranchir de la tutelle de son pygmalion, elle commence à négocier ses propres contrats et tourne ainsi quelques films à succès pour la MGM (Coup de théâtre (1938) et le classique Femmes (1939)) et United Artists (La famille sans-souci (1938) ou L’or du ciel (1940)). Elle est même pendant longtemps la favorite pour le rôle très convoité de Scarlett O’Hara dans Autant en emporte le vent. C’est cependant son unique rivale Vivien Leigh qui est finalement choisie. Elle perd le rôle de sa vie.

Mais forte de sa nouvelle notoriété et de quelques succès publics, elle réussit à attirer l'attention de la Paramount qui lui fait signer un contrat d'exclusivité en 1939. Privilégiant la comédie et les films d’aventures, elle devient alors l’une des stars les plus importantes du studio pendant plus de dix ans.
Elle triomphe très rapidement grâce au couple comique qu’elle forme avec Bob Hope dans trois comédies comme Le mystère du château maudit (1940).
Réalisant l'immense impact de leur nouvelle vedette sur le public, le studio lui confie alors une série de rôles à succès de femmes gaies, fortes et dynamiques auprès de partenaires prestigieux tels que Fred Astaire (Swing Romance (1940)), Charles Boyer (Par la porte d’or (1941)), Fred Mac Murray (L'amour cherche un toit (1944)) ou Ray Milland (La duchesse des bas fonds (1946), l’un de ses meilleurs films).

Lors de cette même période, elle devient l’actrice favorite du réalisateur alors le plus puissant d'Hollywood Cecil B. de Mille, avec lequel elle entretient des relations assez houleuses, mais qui lui offre trois rôles épiques auprès de John Wayne (Les Naufrageurs des Mers du Sud (1942)) et de Gary Cooper (Les tuniques écarlates (1940), le plus gros succès de l’année pour la Paramount et Les conquérants d’un nouveau monde (1947)) : elle est y belle et pleine d'entrain.

Elle est à l'apogée de sa carrière quand elle obtient la reconnaissance de ses pairs par une nomination à l’Oscar du meilleur second rôle féminin pour sa participation dans Les anges de miséricorde (1943), film consacré aux infirmières de la seconde guerre Mondiale.

photossaviehDurant cette période tragique, elle contribue à l’effort de guerre et décide pour le moral des troupes américaines de tourner dans quelques films de divertissement (Au pays du rythme (1942)) et de partir, en 1944, cinq mois en tournée sur le front Est (notamment en Birmanie) pour des shows de la United Service Organizations Inc., avec les acteurs Keenan Wynn et Pat O’Brien.

Elle fréquente à cette époque le comédien Burgess Meredith rencontré sur le tournage de Swing Romance et qui devient, en mai 1944, son troisième mari. Avec lui, elle crée la même année la société Camden Productions Inc., qui produit Le journal d’une femme de chambre (1946) de Jean Renoir, où elle montre l'étendue de son talent dans le rôle de Célestine, la domestique arriviste usant de stratagèmes pour avancer dans la bonne société.

Par la suite, elle essaye de produire d'autres films en créant une nouvelle société de production, Monterrey Pictures, avec comme associé le célèbre John Steinbeck, mais aucune œuvre n’est produite. Elle arrive cependant à coproduire le film mexicain The torch (1949). Voulant diversifier ses activités, elle ouvre même, en 1947, un magasin d’antiquités et une galerie d’art dans l’état de New York (High Tor Associates), avec Burgess Meredith. Mais ils se séparent, d'un commun accord, en 1948 et ne divorcent qu'en juin 1949 au Mexique. C'est durant ce mariage qu'elle fait une fausse couche.
A la fin des années quarante, elle continue à tourner pour la Paramount mais dans des films moins éclatants (La proie du hasard (1948)). Elle se tourne alors vers quelques productions indépendantes américaines (La folle enquête (1948)) ou étrangères (Un mari idéal (1947), certainement son dernier grand rôle mais qui n’est pas un succès public). Elle participe aussi à de nombreuses productions radiophoniques et joue occasionnellement au Théâtre (Caesar and Cleopatra (1950)).

Au début des années cinquante, elle rencontre de nombreux problèmes avec la Paramount à la suite de quelques échecs au box office et de ses opinions concernant la Commission des activités anti-américaines de la Chambre des représentants, enquêtant en ce début de guerre froide sur l’impact du communisme, et sa propagande dans l'industrie cinématographique. Depuis son aide apportée au célèbre peintre Diego Rivera pour quitter le Mexique en 1940, suite à la tentative d’assassinat de Léon Trotski, le FBI s’intéresse aux opinions et activités politiques de Paulette Goddard. Elle apparaît alors sur de nombreuses listes de cette agence fédérale notamment pour son adhésion au comité pour le 1er amendement, rassemblant de nombreuses personnalités de la gauche hollywoodienne, qui conteste à la Commission des activités anti-américaines le droit d’interroger quiconque sur son appartenance politique, mais aussi pour son intervention courageuse à la radio en septembre 1947, auprès notamment d'Edward G. Robinson, afin de défendre la liberté d’information et protester contre la politique de cette commission. De plus son statut d’ex-femme de Burgess Meredith et de Charles Chaplin, n'arrange pas son affaire car ils sont injustement touchés par la chasse aux sorcières. Mais, alors qu’elle se dit démocrate, elle ne sera jamais accusée photossavieidirectement d’être une communiste. La Paramount cependant met fin à son contrat après l'échec cuisant de La vengeance des Borgia (1949).

Sa carrière s’essouffle alors dans les années cinquante. Elle tourne néanmoins dans des films de série B mais avec des réalisateurs phares : Edgard G. Ulmer (Les 1001 filles de Bagdad (1952)) et Terence Fisher (Meurtre sans empreintes (1954)).

A partir de 1954, elle vit le plus souvent en Europe en mettant entre parenthèse sa carrière et ceci sans regret. Elle participe cependant à quelques séries télévisées (Le sacrifice de Lady Beryl (1954) ou La dame de Chicago (1959)) et revient une dernière fois sur un plateau de cinéma, en 1964, pour être la mère de Claudia Cardinale dans le film italien Les deux rivales. Elle fait une dernière apparition en 1972, dans le téléfilm Female instinct préférant ensuite profiter d'une retraite dorée, grâce à son dernier mariage qui la met à l'abri du besoin.pghautdepageb

 

Une luxueuse retraite mais une fin douloureuse et solitaire

photossaviekEn 1951, elle rencontre enfin l’homme qui va lui apporter sans nul doute sa plus belle relation amoureuse, harmonieuse et réussie : le célèbre romancier d’origine allemande Erich Maria Remarque, qui devient son quatrième et dernier mari.
Ils se marient en 1958 et se fixent définitivement en Suisse sur les berges du Lac Majeur, à Porto Ronco.

Elle gère judicieusement une fortune coquette qui lui permet de mener grande vie, signe d’une réussite sociale éclatante, à la hauteur de ses ambitions. Elle enrichit, avec son mari, sa fabuleuse collection de meubles anciens et tapis orientaux, de tableaux de maîtres (Degas ou Renoir) et de bijoux. Elle décide à la fin des années soixante dix de vendre aux enchères une partie de cette prestigieuse collection.

Elle voyage beaucoup et partage son temps entre son appartement à New York, et sa splendide villa en Suisse: la Casa Monte Tabor.

Dans les années soixante et soixante-dix, elle devient même l’un des piliers de la scène new-yorkaise et de ses fêtes, toujours habillée par des couturiers de renom (comme Jacques Fath ou Yves Saint Laurent). On la voit au bras de Truman Capote ou d’Andy Warhol, avec lequel elle essaye vainement de rédiger sa biographie à partir de 1974 (Her : Paulette Goddard talk to Andy Warhol), après l'échec de sa collaboration avec sa fidèle amie Anita Loos (The perils of Paulette).

A partir de la mort d’Erich en 1970, sa santé vacille.
Après une vie de grande fumeuse, elle lutte, dans les années soixante dix, contre un mélanome et un cancer du sein, ayant abouti à une mastectomie totale en 1975, opération très lourde et douloureuse à cette époque avec des conséquences psychologiques importantes. Elle devient alors de plus en plus solitaire et évite ses amis.

Elle revient involontairement devant les projecteurs mais dans les faits divers quand elle est contactée, en mars 1978, pour la rançon concernant la dépouille de son ex-mari Charles Chaplin volée au cimetière de Vevey en Suisse (le cercueil est retrouvé intact seize jours plus tard dans un champ près de Noville).

Tous ces moments difficiles aboutissent à une addiction à l’alcool et aux médicaments. Une grave dépression, au début des années quatre vingt, la pousse à photossavieltenter de mettre fin à ses jours, par overdose de somnifères. Mais c’est un emphysème qui aura raison d’elle quelques années plus tard.

Elle réside les cinq dernières années de sa vie dans sa villa du lac Majeur, endroit qu’elle a toujours essayé de fuir par ennui après le décès d’Erich malgré un personnel dévoué.  

Elle y décède le 23 avril 1990 suite à un arrêt cardiaque après une année sous assistance respiratoire due à son emphysème. Elle est âgée de 79 ans. Ses biens sont alors estimés à plus de $ 20 millions et sont octroyés à l’Université de New York.

Selon ses dernières volontés, elle est incinérée et inhumée au cimetière privé de Ronco sopra Ascona, auprès de son dernier mari et de sa mère. Seuls ses proches collaborateurs participent à la cérémonie d’adieu et à l’enterrement, où quelques somptueux bouquets sont envoyés notamment par Lady Oona O’Neil, veuve de Sir Charles Chaplin, son pygmalion dont elle a su s’émanciper, qui avait aussi choisi de terminer ses jours en Suisse, à quelques kilomètres de Ronco.

Voir quelques photos de sa tombepghautdepageb

 

Retour biographie

 


Avertissement:
Le contenu textuel de ce site (paulette-goddard.fr) appartient à son auteur Hervé Le Coupannec, en vertu de la législation française et internationale sur le droit d'auteur et la propriété intellectuelle. L'auteur se réserve le droit d'engager des poursuites, contre toutes personnes physiques ou morales, en cas d'utilisations ou de reproductions non autorisées du contenu de ce site. Les photos sont la propriété exclusive de leurs ayant-droits respectifs et sont utilisées à titre d'illustration du propos.