pggeraldinphotoaGÉRALDINE CHAPLIN

La fille aînée de Sir Charles Chaplin et de Lady Oona O’Neil, Géraldine Leigh est née le 31 juillet 1944 à Santa Monica en Californie (Etats-Unis).

Elle apparait pour la première fois au cinéma, au côté de certains de ses frères et sœurs, dans deux films de son père : Les feux de la Rampe (1952) et Un roi à New York (1957).
Après avoir grandi à Hollywood, puis en Suisse, elle intègre la Royal Ballet Academy de Londres, et fait des débuts de danseuse au théâtre des Champs-Élysées, à Paris, dans Cendrillon (1963).
L'année suivante, Jacques Deray lui donne son premier rôle auprès de Jean-Paul Belmondo dans le film Par un beau matin d’été.
Mais c'est son rôle de Tonya, l’épouse d’Omar Sharif, dans le classique Docteur Jivago (1965) de David Lean, qui lui permet d'accèder rapidement à une notoriété internationale. Ce film lance sa carrière et lui vaut une nomination au Golden Globe de la nouvelle star de l’année. Elle participe ensuite au dernier film de son père La comtesse de Hong Kong (1966), auprès de Marlon Brando et Sophia Loren. La même année, elle est dirigé par Robert Hossein dans J’ai tué Raspoutine.

Durant le tournage en Espagne du Docteur Jivago, elle rencontre l'un des plus grands réalisateurs espagnols Carlos Saura, et devient sa muse, sa compagne et la mère de son fils Shane. Elle trouve ses meilleurs rôles à travers neuf de ses films dont Peppermint Frappe (1967), La tanière (1969, aussi co-scénariste), Ana et les loups (1972), Elisa mon amour (1977) ou Maman à cent ans (1979). Cette collaboration culmine avec l'éfficace huis clos Cria Cuervos, qui remporte un énorme succès en 1976, et reçoit le Grand prix spécial du festival de Cannes. Elle retrouve ce festival à plusieurs reprises notamment en étant membre du jury en 1982, et présidente de la Caméra d’Or en 1991 et 2002.

Elle devient alors une égérie du cinéma d’auteur, notamment en France, en étant dirigée par Michel Deville (Le voyage en douce (1979)), Alain Resnais (La vie est un roman (1983)) ou Jacques Rivette (L’amour par terre (1984)), qui exploitent à merveille son mélange d'excentricité et de gravité. Mais aussi aux Etats-Unis où elle s’intégre parfaitement aux univers de Robert Altman (trois films dont Nashville (1975), qui lui vaut sa seconde nomination au Golden Globe du meilleur second rôle), Alan Rudolph (trois films dont Bienvenue à Los Angeles (1976), qui lui vaut une nomination aux BAFTA du meilleur second rôle) ou James Ivory (Roseland (1977)), élargissant son registre aussi bien comique que dramatique.

Elle poursuit parallèlement une carrière internationale dans des productions commerciales auprès de Richard Lester (trois films dont Les quatres mousquetaires: on l'appelait Milady (1974)), Guy Hamilton (Le miroir se brisa (1980)), Michael Radford (Sur la route de Nairobi (1987)) ou Martin Scorsese (Le temps de l’innocence (1992)).

En 1992, elle joue le rôle de sa propre grand-mère Hannah dans le film que Richard Attenborough consacre à son illustre père (Chaplin). Ce rôle lui vaut sa troisième nomination au Golden Globe du meilleur second rôle.

Elle trouve encore d’excellents rôles auprès pggeraldinphotobde Daniel Schmidt (deux films dont Hors saison (1992)), Franco Zeffirelli (Jayne Eyre (1995)), Jodie Foster (Week-end en famille (1995)) ou Jane Birkin (Boxes (2007)).

Tournant régulièrement en Espagne (Parle avec elle (2002) de Pedro Almodovar ou L'orphelinat (2007) de Juan Antonio Bayona), elle décroche en 2003 le Goya du meilleur second rôle pour Dans la ville sans limites.

Elle participe aussi à de nombreux téléfilms comme Les frères Corse (1985), Les voyages de Gulliver (1995), Mère Teresa (1997) ou Les aventuriers des mers du Sud (2006).

La France l’a faite officier des arts et des lettres en 1989, et elle reçoit en 2003 un prix pour l’ensemble de sa carrière au festival des films européens, à Munich.

Elle réside alternativement en Suisse et en Espagne, auprès de son mari le directeur de la photo et peintre chilien Patricio Castilla. Ils ont une fille l'actrice Oona Chaplin, qui a déjà tourné avec sa mère à plusieurs reprises dont Imago mortis (2009).

 


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