PAULETTE GODDARD & BURGESS MEREDITH

 

Paulette Goddard rencontre Burgess Meredith en 1940 et devient son épouse de 1944 à 1949.

Plus jeune des trois enfants des méthodistes Ida Burgess et du médecin William Meredith, Oliver George Burgess Meredith est né le 16 novembre 1908 à Cleveland dans l'Ohio (Etats-Unis).  

pgmarismeredithphotoaLe jeune Oliver commence par chanter dans des chœurs religieux puis fait ses études, dans le Massachusetts. Il enchaîne ensuite différents petits boulots (reporter, marin ou garçon de courses), avant de rejoindre la compagnie théâtrale d'Eva Le Gallienne à New York en 1933 (Civic Repertory Company). Jeune comédien prometteur, il connaît le succès auprès d'Orson Welles dans Falstaff puis dans le rôle de Mio Romagne dans le célébrissime Winterset (1935), écrit pour lui par Maxwell Anderson (qu'il rejoue auprès de Paulette, en 1947, à Dublin). Cette pièce est adaptée au cinéma l'année suivante, permettant ainsi à l'acteur d'y faire ses débuts. Le théâtre, qui prévaut toujours dans sa carrière, lui permet de devenir un comédien et un metteur en scène de premier plan.

Refusant de se lier sur le long terme à un studio, il est cependant dirigé au cinéma par de grands réalisateurs mettant en valeur son côté lunaire et exubérant : Clarence Brown (La ronde des pantins (1939)), Lewis Milestone (Des souris et des hommes (1939)), Anatole Litvak (Castle on the Hudson (1940)), Ernst Lubitsch (Illusions perdues (1941)), William Wellman (Les forçats de la gloire (1945)) ou Frank Borzage (Magnificent doll (1946)).

Paulette Goddard et Burgess se rencontrent sur le tournage de Swing romance en 1940, mais elle est encore mariée à Charles Chaplin malgré une séparation de fait. Ils commencent sérieusement à se fréquenter en 1941 et se donnent souvent rendez-vous dans la maison de James Stewart. Ils tournent ensemble deux autres films qu'ils coproduisent : Le journal d’une femme de chambre (1946) et La folle enquête (1948).

Burgess s’engage dans l’armée de l’air américaine lors de la seconde guerre Mondiale et revient avec le grade de capitaine. Il réalise des films au service de l’effort de guerre contre les nazis (Welcome to Britain (1943) et Salute to France (1944)), mais aussi de nombreux documentaires.
Après deux mariages infructueux dans les années trente (avec les actrices Helen Derby et Margaret Perry), il épouse Paulette le 21 mai 1944 dans le jardin de la demeure de David O’Selznick, à Beverly Hill, avec comme témoins Irène Selznick et Lewis Milestone. Ils vivent ensuite quelques années dans la villa de Burgess (maison coloniale du XVIIIème siècle) située dans le comté de Rockland, au nord de New York.
Paulette fait une fausse-couche en octobre 1944. Ce drame rapproche les deux époux quelques temps, mais plonge aussi Paulette dans la dépression.

Ils ouvrent (en direct dans l’émission de radio Hi ! Jinks), en décembre 1947, un magasin d’antiquités et une galerie d’art sur la route 202 dans l’état de New York : High Tor Associates, en présence notamment de Maxwell Anderson, Helen Hayes et Lewis Milestone. Au grand dam de son mari, Paulette achète de nombreux objets se trouvant dans leur magasin.
Ils se séparent en 1948 et Paulette vit pendant quelque temps chez l’actrice Evelyn Keyes, femme de John Huston et future épouse d’Artie Shaw.
Ils divorcent d’un commun accord le 6 juin 1949 à Cuernavaca au Mexique. La même année, il y a des rumeurs de ménage à trois avec Paulette, Peter Lawford et Evelyn Keyes !
Après leur divorce, Burgess et Paulette sont toujours restés en contact et se sont vus à plusieurs reprises, notamment en Suisse dans la sublime villa de Porto Ronco appartenant à son dernier mari le romancier Erich Maria Remarque.

Burgess se marie une dernière fois avec la ballerine suédoise Kaja Sundsten en 1950 (séparés de fait en 1979), avec laquelle il a deux enfants Jonathan et Tala.

pgmarismeredithphotobAprès une adaptation d'un roman de Georges Simenon qu'il réalise à Paris avec Charles Laughton : L’homme de la tour Eiffel (1949), il est placé sur la liste noire de la Commission des activités anti-américaines pendant les années cinquante. Sa carrière en souffre alors.                   
Il revient cependant sur les écrans, dans les années soixante, grâce à la télévision et à son rôle du redoutable Pingouin dans la série Batman (1966).
Il tourne pour le cinéma de grands seconds rôles, souvent excentriques, auprès d’Otto Preminger (six films dont Tempête à Washington (1962) ou Le Cardinal (1963)), Joseph L. Mankiewicz (Le reptile (1970)) ou Robert Wise (L’odyssée du Hindenbourg (1975)). Il participe à l’adaptation du Roi Lear de Jean-Luc Godard en 1987.
Mais il reste surtout célèbre et populaire grâce au personnage de Mickey, l’entraîneur de Sylvester Stallone dans la série des Rocky. Ce rôle lui vaut sa deuxième nomination à l’oscar du meilleur second rôle en 1976, après celle obtenue en 1975 pour Le jour du fléau.

Il publie ses mémoires en 1994 (So Far, So Good: a memoir) et il joue son dernier rôle, en 1996, dans le jeu vidéo Ripper marquant ces soixante ans de carrière.

Sept ans après le décès de Paulette, cet acteur talentueux et polyvalent au parcours atypique (aussi scénariste, réalisateur et producteur) décéde, à l’âge de 89 ans, le 9 septembre 1997 à Malibu (Californie), atteint d’un mélanome et de la maladie d’Alzheimer. Il est incinéré selon ses dernières volontés.                      

Galerie photos Goddard-Meredith

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